Flags of France and Europe hang on the facade of the Bank of France headquarters in Paris

Il n’y a pas de miracle à attendre, bien au contraire. Si la Banque de France a confirmé ce mardi 10 juin tabler sur une croissance de 0,2% au deuxième trimestre 2014, dans le même temps l’institut d’émission annonce que l’indicateur du climat des affaires a baissé d’un point aussi bien dans l’industrie que dans les services.

Un léger repli qui s’appuie sur les résultats des enquêtes de conjoncture réalisées en mai et publiées également ce mardi.

Selon la Banque de France, la production industrielle est stable dans son ensemble. En effet, le recul constaté dans les secteurs des matériels de transport, des équipements et de la métallurgie est compensé par une hausse de la pharmacie et de la chimie.

Toujours dans l’industrie, si les livraisons progressent légèrement, le volume des commandes reste inchangé et les stocks sont jugés normaux. Les effectifs sont en léger recul, les prix des produits finis sont stables, et les trésoreries continuent de s’améliorer. Les chefs d’entreprise prévoient une progression de la production en juin.

Par ailleurs, la production industrielle de la France a rebondi de 0,3% en avril, soit un peu moins que ce qu’attendaient les économistes interrogés par Reuters, selon les chiffres publiés ce mardi matin par l’INSEE ( Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques).

Dans les services, l’activité est en léger repli, sous l’effet notamment de la baisse de l’ hébergement-restauration,des transports et du travail temporaire.

En tout état de cause, le maintient de la prévision de croissance de la Banque de France pour le deuxième trimestre n’est pas une très bonne nouvelle alors même que l’on sait que l’activité a été atone au cours des  trois derniers mois de l’année.

Un rebond technique un peu vif aurait pu être espéré par la suite. Mais il n’en est rien. Ce qui laisse très aléatoire la réalisation de la prévision du gouvernement d’une croissance de 1% cette année.